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 L'ECREVISSE AMERICAINE

Orconectes limosus
(Redirigé depuis Écrevisse américaine)
 

Orconectes limosus
(Rafinesque, 1817)
L'écrevisse américaine (Orconectes limosus) est un crustacé originaire de la côte est des États-Unis, qui aurait été introduit en Europe vers 1880. Elle s'est acclimatée en Allemagne, en Suisse et en France.

 

Cette écrevisse se distingue par ses ornementations brunâtres sur la face dorsale de l'abdomen. Le côté interne de l'article précédant les grandes pinces est muni d'un ergot

Écologie
L'écrevisse américaine se nourrit de toutes sortes de débris organiques et végétaux. Elle consomme volontiers vers et autres invertébrés vivants ou morts. Elle est assez agressive envers les petits poissons (vairons, épinoches, etc.) qu'elle peut dévorer. On a constaté que de jeunes écrevisses américaines élevées dans un milieu riche en algues en suspensions grandissent plus vite qu'avec des diètes solides, montrant que cette espèce peut aussi s'alimenter en filtrant le plancton de l'eau au moyen d'un filtre constitué « par les premiers maxillipèdes et les maxilles. Il y a quatre types de soies sur les appendices buccaux et la répartition des soies du filtre (4–5 μm d'espacement) est à peu près la même chez les adultes et chez les jeunes Orconectes immunis. Il semble que les jeunes doivent s'alimenter par filtration, alors que chez les adultes ce mode d'alimentation paraît facultatif ». L'eutrophisation ou dystrophisation des milieux pourrait peut-être ainsi lui être favorable, par rapport aux écrevisses autochtones.

Elle est active le jour comme la nuit. Son optimum thermique se situe vers 20 °C, mais elle supporte des températures de 1 à 30°C. C'est une espèce peu exigeante quant à la qualité de l'eau ; elle supporte les pollutions organiques dans son milieu naturel (grands cours d'eau, étangs, lacs...).

Cette espèce est porteur sain de l'Aphanomyces astaci.

Reproduction
Ponte au printemps (avril-mai). Une femelle peut porter jusqu'à 450 œufs durant environ 5 semaines. Le développement des larves est très rapide ; elles deviennent indépendantes 8 jours seulement après l'éclosion (mais durée variable en fonction de la température).

la pêche de l'ecrevisse
La pêche de l'ecrevisse se pratique à l'aide de balance à écrevisses (6 balances autorisées par pêcheur)

Un appat, maquereau, gardon est fixé sur la balance. Une fois celle-ci mise à l'eau, attendre un petit quart d'heure avant de la relever.

Si les écrevisses sont nombreuses sur le secteur que vous pêché, vous ne tarderez pas à en prendre plusieurs par balance, et vous n'aurez guère le temps de vous ennuyer. 

Elle est considérée comme nuisible. 

Il est interdit, de pêcher avec, de l'introduire dans d'autres plans d'eau ou cours d'eau. 

Ses cousines, L'écrevisse signal et l'écrevisse de Louisiane sont tout aussi nuisibles sinon plus, et beaucoup plus agressives.

 L'ECREVISSE SIGNAL

 


Nom scientifique : Pacifastacus leniusculus
Classification: Crustacés
Autres noms : écrevisse signal, écrevisse de Californie

 

 

 

Description
D’une taille de 12 à 18 cm, elle possède une coloration brun orangé en face dorsale et rouge en face ventrale. Cette espèce possède une crête médiane lisse sur le rostre et les bords de ce dernier sont parallèles. Non rugueux au toucher, le céphalotorax est marqué par deux crêtes post-orbitales. Les pinces sont larges et massives. Une tache (signal) blanche à bleutée à la commissure des pinces caractérise cette espèce. L’amplitude de ses articulations lui permet de pincer en arrière du céphalothorax.

Implantation
Originaire de la côte ouest des U.S.A et du Canada cette espèce a été d’abord introduite en Suède en 1960. Dans les années 1970, elle s’est répandue à d’autres pays européens comme la Finlande, l’Autriche, l’Allemagne, la Pologne, la Lithuanie, l’Espagne et en France, à partir des années 70, par des importations massives provenant de Suède. Elle a été répertoriée dans 19 départements français, mais de par son expansion rapide, l’écrevisse de Californie peut être rencontrée sur tous les grands bassins hydrographiques. Elle est notamment bien implantée dans La Creuse et le bassin de la Seine. Les grands lacs ne sont pas épargnés, le Léman et le lac d’Annecy possèdent de fortes populations. L’écrevisse signal est à ce jour la plus longue des écrevisses introduites, avec les taux de croissance les plus rapides (ce qui en faisait une candidate de choix pour l’élevage sous nos latitude).


Mode de vie


Bien que cette écrevisse apprécie les eaux calmes et profondes (elle peut coloniser les fonds lacustres jusqu’à 20 mètres), elle colonise actuellement le cours supérieur des cours d’eau, de petites tailles. Beaucoup moins exigeante que les écrevisses autochtones, elle a besoin de caches pour la journée, qu’elle trouve sous les pierres, dans les racines et les branches ou encore dans la végétation aquatique.

Elle est peu exigeante sur la qualité du milieu et son agressivité et sa grande taille la rende très compétitive vis-à-vis de nos écrevisses autochtones (Astacus astacus et Austropotamobius pallipes). Elle est également porteuse d’un germe fongique, fatal pour ces espèces (disparition d’une population en quelques jours). Sa présence constitue donc une menace forte pour la biodiversité de nos milieux aquatiques.

Depuis peu, vous pouvez capturer une nouvelle espèce d’écrevisse américaine dans certains cours d’eau jurassiens : Devinez?... C'est l'écrevisse signal ....!!!

SIGNAL alerte…
Cette écrevisse a tout pour plaire, si ce n’est qu’elle en veut à notre patrimoine ! En effet, le département du JURA ne compte plus que quelques sites d’écrevisses autochtones : la PIEDS BLANC (Austropotamobius pallipes) qui est en voie de disparition. Cette espèce est protégée pour sa grande valeur patrimoniale et indicatrice du bon fonctionnement des milieux. En effet, elle est un indicateur très important pour déterminer l’état des cours d’eau et permet de cerner bon nombre de perturbations quasi indécelables sans elle. Elle permet donc de travailler pour la restauration des milieux, incontournable pour trouver de beaux peuplements de poissons dans nos rivières. L’écrevisse Signal est, elle, moins sensible et plus agressive que la Pieds Blanc (Problème de compétition) et surtout peut être porteuse des germes de la peste des écrevisses sans être affecté. C’est là encore notre écrevisse jurassienne qui déguste car elle y est très sensible. C’est pourquoi cette écrevisse est classée par la loi comme « susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques » dans les cours d’eau. « Susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques », cela impose un certain nombre de précautions. Alors surtout :


N'OUBLIEZ PAS

Cette espèce est classée " espèce succeptible de provoquer des déséquilibres biologiques" par l'article R 432-5 du code  de l'environnement.
Son transport VIVANT est interdit, sous peine de forte amende. Tuez-les sur place et transportez-les dans une glacière bien fraîche. Il est FORMELLEMENT interdit de les introduire dans quelque cours d’eau que ce soit, même dans les étangs à partir du moment où le transport vivant est interdit. 1ère catégorie, respectez les dates d’ouvertures de la Truite, vous pouvez pêcher les écrevisses durant cette seule période. Il n’y a pas de taille minimum de capture, vous ne devez pas remettre les petits individus à l’eau.. Attention, lors de leurs manipulations, ces écrevisses ont des pinces très puissantes et très mobiles. …

Sa chair est très appréciée..Ne les faites pas cuire au court bouillon qui masque le goût. Flambez les au porto et arrosez les de crème après les avoir brièvement saisies à l'huile d'olive...
dans votre assiette, bien cuisinées, elles vous régaleront…


SIGNAL où es-tu?
Elle a pour l’instant été recensée dans les cours d’eau suivants :L'Ain (thoirette) - La Valouse- Le Drouvenant- La Sonnette- Le Hérisson -Ruisseau de Merlue (droit de pêche privatif ?) Ce « nuisible » est un grand colonisateur que les Gardes Pêche de L'ONEMA tentent de limiter. N'hésitez pas à les interroger pour connaître les meilleurs coins de pêche.

Mode de pêche
 Pêchez-les avec des balances réglementaires, 6 par pêcheur maximum, amorcez ces balances avec du Maquereau frais… elles en raffolent.



1) Ecrevisse Signal :
-1 pince avec tache bleuté ou blanches, rouge sous le dessous,
-2 céphalothorax et pinces lisses .


2) Ecrevisse Américaine :
-1 Ergot pointu sur l article précédent les pinces,
-2 rostre à bord parallèles en forme de gouttière,
-3 épines de part et d’autre du sillon cervical,
-4 taches brunes sur l’abdomen.


3) Ecrevisse de Louisiane
-1 rostre à bord convergents,
-2 sillons très rapprochés,
-3 nombreuses aspérités sur le thorax et les pinces,erevisse de couleur rouge

 

L'ECREVISSE DE LOUISIANE

Classification
Règne : Animalia
Embranchement : Arthropoda
Sous-embranchement : Crustacea
Classe : Malacostraca
Sous-classe : Eumalacostraca
Super-ordre : Eucarida
Ordre : Decapoda
Sous-ordre : Pleocyemata
Infra-ordre : Astacidea
Super-famille : Astacoidea
Famille : Cambaridae
Genre : Procambarus
Espèce : Clarkii
 

L'écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii) est un crustacé décapode d'eau douce originaire du Mexique et du Sud est des États-Unis et, comme son nom l'indique, très abondant en Louisiane. Procambarus clarkii est considérée comme l’espèce écologiquement la plus plastique des décapodes, ce qui lui permet d’être la plus répandue dans le monde.


Habitat
Contrairement aux espèces d'écrevisses indigènes d'Europe (qui appartiennent à la petite famille Astacidae), P. clarkii est capable de tolérer des périodes sèches de plus de quatre mois et des eaux stagnantes moins claires ou ayant une plus forte salinité que les espèces européennes. Pour cette raison, elle est capable d'occuper une grande variété d'habitats, y compris les zones souterraines, prairies humides, inondées de façon saisonnière, marais et marécages et les lacs et cours d'eau permanents.
P. clarkii s’enterrant dans le sol en cas de sécheresse, gel, faibles concentrations en oxygène, fortes teneurs en matière organiques, elle peut résister à des conditions extrêmes.


Description
L'écrevisse de Louisiane a des couleurs allant du gris-rouge au rouge vif. Elle est facilement reconnaissable aux points rouges qui ornent ses pinces et son corps.
Elle mesure 10 à 12 cm à l'âge adulte et a de grandes pinces quasiment aussi longues.
Elle peut attendre le poids de 50 g dès l'âge de 3 mois et vivre jusqu'à 6 ans.
P. clarkii a deux modes d'activité : une phase d'errance, sans aucune périodicité quotidienne, caractérisée par des pics de courte durée à grande vitesse de locomotion, et une plus longue phase stationnaire, au cours de laquelle les écrevisses se cachent dans les terriers le jour, émergeant seulement au crépuscule pour se nourrir. D'autres comportements, comme la lutte ou la saillie, se déroulent la nuit. Pendant la phase d'errance, les mâles peuvent se déplacer jusqu'à 17 km en quatre jours et couvrir une large zone. Cette intense activité permet la dispersion de l'espèce.


Régime alimentaire
Omnivore, elle est carnassière de préférence mais mange principalement des détritus de plantes plus faciles à trouver que les proies vivantes. Elle s'attaque principalement aux espèces à réactions lentes comme les têtards de grenouilles, insectes (Odonates, Ephéméroptères) et les escargots) et moins aux espèces à réactions rapides, tels que les poissons à moustiques (Gambusia affinis). Elles peuvent également être cannibales.
Son activité « grouillante » contribue aussi à l’augmentation de la turbidité de l’eau. Résultat, en dix ans seulement de présence sur un site, elle est capable de faire disparaître 99 % de la végétation aquatique, 70 % des insectes et mollusques et plus de 80 % des amphibiens. Du coup, même le gibier d’eau se trouve affecté car l’écrevisse de Louisiane devient la principale concurrente alimentaire de nombreux canards qui, faute de trouver une alimentation suffisante, quittent les plans d’eau colonisés.


Reproduction
Les femelles contiennent des œufs tout au long de l'année, ce qui leur permet de pondre dès que les conditions sont favorables et contribue au succès de la colonisation. Chaque ponte donne cent à cinq cents œufs (100 œufs pour une écrevisse de 6 cm, la taille qu'elle atteint vers 6 mois ou elle commence à se reproduire, et 500 pour une de 10 cm). Les jeunes écrevisses restent avec leur mère dans le terrier pendant huit semaines au maximum et subissent deux mues avant de pouvoir se débrouiller seules.
Dans les lieux avec période d'inondation longue (plus de 6 mois), il peut y avoir au moins deux périodes de reproduction (en automne et au printemps). La période du printemps est plus longue et plus prolifique et persiste jusqu'à l'assèchement du marais. Pour que les grandes femelles puissent se reproduire, il doit y avoir une induction hormonale (déclenchée par la photopériode), un hydropériode de plus de quatre mois, une température supérieure à 18 ° C et un pH compris entre 7 et 8. Si les femelles ont une courte période pour se préparer à la reproduction, elles doivent sortir prématurément de leur terrier pour se nourrir; dans de telles circonstances beaucoup de femelles meurent de déshydratation, entraînant une dépression dans la population.

 

Espèce invasive et nuisible
En Europe, où elle a été introduite délibérément par l'homme dans plusieurs pays à des fins commerciales, elle est aujourd'hui considérée comme une espèce invasive et organisme nuisible, des biotopes ou elle s'installe car elle y joue souvent un rôle d'espèce clé de voûte. En effet, elle affecte de nombreuses composantes de l'écosystème d'accueil en modifiant la nature des plantes indigènes et des communautés animales présentes. Agressive et robuste, elle détériore les eaux saines en s'attaquant aux invertébrés et macrophytes qui les régulent. Elle est également porteuse d’un champignon (Aphanomyces astaci) qui décime les écrevisses indigènes comme l'écrevisse à pattes blanches. En région Poitou-Charentes par exemple, les populations ont chuté de 68 % entre 1978 et 2006.
De plus, elle dégrade les berges et l'hydrologie des sols entourant les points d'eau en creusant des galeries de près de 2 mètres pour s'abriter en cas de danger, mais aussi pendant l'hiver ou en période de reproduction (deux pontes par an, jusqu’à 700 œufs par femelle). Ces terriers peuvent être la cause de fuites dans les réservoirs et les systèmes d'irrigation.
Colonisateur rapide, P. clarkii est une espèce à stratégie, ayant un cycle de vie court et un taux de fécondité élevé alors que les espèces européennes indigènes (comme astacus astacus) sont des espèces à stratégie, présentant une longue durée de vie et une faible fécondité. En conséquence, A. astacus est plus compétitif dans les écosystèmes matures tandis que P. clarkii est plus compétitive dans les habitats perturbés (y compris les zones modifiées par l'homme tels que les rizières.)
En France, sa pullulation est telle que, par exemple dans le Blayais (au nord de la Gironde) et dans tous les marais des bords de Garonne, il y aurait deux ou trois tonnes de ces écrevisses carnassières par hectare, malgré la consommation qu'en font les milans noirs, les hérons cendrés ou les cigognes (dont elles modifieraient la couleur des pattes et du bout des ailes).


Pour limiter leur dissémination, le transport de ces écrevisses à l'état vivant est formellement interdit dans tout le territoire et la pêche est très contrôlée. Procambarus clarkii a en effet été beaucoup propagée par les pêcheurs qui les utilisaient comme appât. Pour tuer l'écrevisse avant le transport, il suffit de tordre la nageoire du milieu de la queue (le telson) et de tirer dessus ce qui a pour effet d’enlever le boyau intestinal qui de surcroît donne un goût amer à la chair. Cette opération s’appelle "châtrer l’écrevisse".

AAPPMA de "La Gaule Moirantine"
Réalisation et hébergement : Aricia